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Vive le stress !


Le stress ! Voilà un bien petit mot qui génère de grands maux. Mais ce terme souffre d’une mauvaise presse, car il est assimilé aux effets délétères d’une surcharge de stress.

Sans stress, nous serions de véritables limaces. Il en faut pour bien fonctionner, pour générer l’état motivationnel dont on a tant besoin pour vivre et relever des défis.

Cependant de nos jours, il y a de moins en moins de zones temporelles et existentielles pour soulager un trop-plein temporaire. Cela génère alors non plus du stress, mais de la détresse, c’est-à-dire un trop plein de ce qui n’est pas mauvais au départ. C’est comme avec bien des choses, en petite quantité ça va, mais quand on en a trop, on ne sait plus quoi faire avec.


Au travail, les effets du stress sur la performance sont importants. Selon une courbe en U inversée, trop peu nuit à la performance, mais trop lui nuit tout autant. C’est-à-dire que si on n’est pas un minimum sous stress, on a tendance à se prélasser ou à s’ennuyer un peu, mais quand il y en trop, là on fige, on procrastine sous l’impression de ne jamais pouvoir se sortir la tête de l’eau. Entre les deux, c’est l’extase.


Mais entre-temps la personne, avant d’être totalement épuisée, fonctionne mal, de manière inefficace, sans pouvoir se ressourcer. Plus le temps passe, plus elle s’enlise dans une incapacité à s’adapter à la moindre demande tellement la charge de stress pèse lourd. Mais en plus elle s’en inquiète, elle devient anxieuse de la moindre chose qui pourrait la déstabiliser davantage, du fait qu’elle risque de paraitre incompétente, ce qui à la longue sera véridique vue son état. En plus du stress s’installe une anxiété. C’est la détresse du corps et de l’esprit !



Mais voyez-vous le stress n’est pas juste quelque chose qu’on mesure, c’est un ressenti bien différent d’une personne à l’autre. Cette courbe en U inversée sera la même pour tout le monde, mais les quantités diffèreront ce qui aura un impact direct sur la qualité de vie de la personne.


Parce que le stress dépend de la personne, on peut avoir un levier d’action chez cette personne. Si le sur-stress était simplement un effet externe, il suffirait de travailler sur l’environnement et ce serait terminé. D’ailleurs, certaines organisations vont faire en sorte de transformer l’ergonomie des lieux et les conditions de travail de manière à limiter le stress. Mais si c’était si facile, ça se saurait, n’est-ce pas ? Il y a toujours des gens pour être surchargé par le stress malgré cela. En effet, cela dépend aussi de la perception de la personne. Car le stress est fonction de la demande et des ressources que l’on pense avoir.