A tout malheur quelque chose est bon



Il y a des gens qui pensent que les êtres sont de plus en plus sensibles et conscients. Les gens s’éveilleraient en plus grand nombre.


Il y a des gens qui pensent que la planète entière change de fréquence vibratoire, s’élève, d’où la conscientisation plus importante de la population.


Il y a des gens qui pensent que cet éveil planétaire, ce changement fréquentiel en dérange certains assez pour provoquer le chaos et garder les gens dans la peur et la colère. Ainsi ils ne peuvent s’éveiller. Brillant !


Je trouve personnellement qu’on donne beaucoup de pouvoir paranormaux à certains individus, au demeurant humains comme vous et moi. Je ne suis pas prête à tout avaler aussi facilement. Mais je suis assez ouverte d’esprit pour analyser les informations plus abracadabrantes les unes que les autres, quelle que soit la direction qu’elles prennent.


Un élément majeur, fondateur et stable, quelles que soient les idéologies du moment reste qu’il n’y a aucun changement sans chaos. Toutes les théories reconnaissent que ça va bien mal, que nous sommes au bord de la fracture. Quand l’humain est bien englué dans ses habitudes, ne lui demandez pas de faire quoi que ce soit qui pourrait déranger lesdites habitudes, quand bien même ce serait pour le bien commun voire pour celui de la planète. Il faut perturber l’humain pour le réveiller. C’est bête, mais c’est ainsi.


Bête, mais surtout plus absurde que bête. Les animaux qu’on qualifie de bêtes sont tellement plus intelligents sur ce plan-là. J’ai un enfant assez jeune pour regarder une émission que je trouve géniale : Les frères Kratt. Ces deux-là, qui sont réellement frères et portent aussi ce nom dans la vie, semblent allumés de nature et vivent de leur passion en réalisant des reportages sur les animaux du monde entier. Une partie est maintenant en dessin animé permettant encore plus de fantaisie dans le transfert d’informations aux enfants. Même les adultes devraient regarder une telle émission tellement c’est clair et informatif. Tout cela pour dire que les animaux ont une intelligence incroyable. Leurs mécanismes génétiques, mais aussi acquis sont fabuleux. On finit même par en aimer certains si rebutants au départ.


Bref… l’humain n’a pas l’intelligence animale justement parce qu’il s’en est écarté. IL PENSE ! Les singes aussi pensent, mais ils n’ont pas développé cette intelligence aussi loin que l’humain peut le faire pour sa propre perte. Justement ils ont gardé leur esprit pur de la bêtise humaine. On n’est pas encore rendus sur La Planète des Singes. La pensée de l’humain peut aller très loin dans l’absurde. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe aux États-Unis avec les élections et le président du moment guère plus évolué qu’un enfant, boudant sur son terrain de golf et refusant la défaite. Ça en est un brin comique tout de même.

Bref… Mon cerveau en ébullition tente de passer un message diamétralement opposé à celui qu’on véhicule, mais qui en même temps rallierait toutes les théories, réalistes, conspirationnistes, idéalistes…


Si notre Terre doit en effet grandir, il faut créer le changement. Ne trouvez-vous pas que la situation actuelle, planétaire, est idéale pour le chaos nécessaire ? La meilleure des résultantes sera l’effondrement de l’économie telle qu’on la connait. Vous me direz que c’est au profit des grands pontes richissimes. Mais bon nombre de commerces imposants assez développés ont la vie assez dure pour faire faillite parce que l’humain ne peut plus consommer aussi intensément. Il est regrettable que bien des petites entreprises y perdent également. Cependant, il ne peut y avoir de changement sans dommages collatéraux. Les épidémies ont toujours ravagé sans discrimination, mais à chaque fois l’humanité a trouvé des solutions différentes. Il a dû aussi accepter les pertes nombreuses qu’il aurait voulu éviter mais sans succès à cause de sa pensée déroutée.


Notre espèce a développé énormément pour le bénéfice du plus grand nombre. Elle est cependant tombée dans l’abus d’usage et de tentative de pouvoir. Cela est à tout niveau, pas juste celui de nos gouvernements soi-disant dirigés par d’autres encore plus rapaces et machiavéliques.


S’il avait fallu traiter l’épidémie COVID comme un simple virus d’un rhume banal, l’humanité en serait encore à consommer et à outrageusement abuser de la planète qui l’héberge. Le petit humain que nous sommes serait aussi encore à soutenir lui-même les plus gros commerces asphyxiants les plus petits, celui-là même qui semble avoir bien de l’empathie pour notre économie locale. Mais en même temps, ce n’est pas d’hier que le mode de fonctionnement économique change. Ce n’est pas d’hier que la technologie permettant la commande en ligne, la livraison à domicile existe. Bien des commerces ont fait fit de cette évolution inéluctable et payent le prix fort maintenant. Voyez les commerces qui s’étaient ajustés aux nouvelles méthodes, ils ne vont pas si mal. Et les commandes en ligne, ça fait aussi moins de gens sur les routes.


Par ailleurs, ceux qui tenaient tant à garder le service présentiel auraient aussi pu s’ajuster en engageant du personnel engagé plutôt que des gens qui pointent et semblent vouloir être ailleurs ou à tout le moins ne pas savoir ce qu’ils vendent. Lorsqu’un client vient et qu’il pose une question, si le vendeur se réfère sur internet pour avoir la réponse et en plus vous informe qu’il ne détient pas ledit objet de consommation dans son magasin, le tout avec un air désabusé, il ne faut pas s’étonner de voir le client magasiner en ligne.


L’humanité se plaint maintenant, mais cela fait longtemps qu’elle s’organise pour satisfaire les grosses pointures de l’industrie. Arrêtons de jouer les vierges effarouchées quand tout un chacun dort dans le lit de la surconsommation ultrarapide.


Ce qui se passe donc à l’heure actuelle a le pouvoir de réveiller ces âmes endormies, engourdies dans leurs habitudes afin de revenir à un mode de vie plus proche de soi. L’idée n’est pas de retourner dans les cavernes, mais peut-être que lorsque la vis sera desserrée un jour pour l’épidémie qui finira comme toutes les autres, les gens dans les commerces seront tellement heureux d’y travailler à nouveau qu’ils apprécieront et s’engageront dans un travail qui aura pour effet d’attirer plutôt que de repousser. Mais pour cela il faut avoir perdu d’abord !


Les humains doivent développer de nouvelles façons de vivre. Finis les voyages à l’autre bout de la planète pour voir une montagne sacrée, gravir des terres bénies, découvrir les joyaux mis en place par des humains, et je vous le rappelle, au prix d’un certain esclavagisme. C’est beau, mais pour certaines choses, des gens ont été mal traités et sont morts dans des circonstances honteuses pour créer des monuments qui n’auraient jamais vu le jour autrement. Laissons les explorateurs, les vidéastes découvrir respectueusement ce qui nous environne au lieu d’aller faire un selfie de 3 secondes pour dire à tout le monde qu’on est allé là ou bien là sans vraiment l’avoir exploré. J’ai fait plusieurs expéditions de marche dans ma vie. Il est fascinant de voir combien de gens, pas en forme du tout d’ailleurs, vont faire la photo du monument machin truc muche sans aller plus loin. Après 10 minutes de marche, il n’y a plus personne dans les sentiers !


Si enfin la situation empêche le monde de faire comme il le faisait depuis trop longtemps, cela lui donne l’occasion de s’autonomiser, de repenser sa vie, la manière dont il détruit ou soutient ce qui l’entoure. Oui il y aura des pertes, comme il en a toujours eu malheureusement. Et seuls les plus habiles, les plus flexibles, les plus résilients (et non résistant ! voyez mon modèle M.I.R.E. et mon questionnaire R.I.R.E.) sauront passer la porte vers une nouvelle ère. Et c’est peut-être à ce niveau que l’on peut parler de changement de paradigme, de changement de vibration, d’élévation. Cessons d’entrer dans une mysticité qui encense certains individus au détriment des autres et voyons objectivement comment nous pouvons chacun à notre mesure grandir autrement. Il n’y a rien de magique là-dedans et cela ne dépend que de nous et non d’une intention divine quelconque, ce qui laisserait encore et toujours à la merci des autres d’où qu’ils soient.


Le changement de conscience, ça se fait maintenant, en apprenant à vivre avec la mort et en apprenant à vivre avec ce qui est là.

Sherbrooke, info@resileste.com

© 2017 par Corinne Zacharyas, Ph.D.

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