Ville Mont-Royal, info@resileste.com

© 2017 par Corinne Zacharyas, Ph.D.

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EN RÉSUMÉ
CAMÉLÉON

Dans ce cas de figure, les évènements ont fait en sorte que la personne a peu de valeur à ses yeux. Elle n’est pas du tout certaine de ce qu’elle peut apporter en tant que personne. Par contre, la relation à autrui va bien, elle va s’y fier beaucoup pour compenser, tout comme elle va aussi miser sur ses compétences fonctionnelles. Ce type de personne a du mal à se fier à elle-même pour faire évoluer les choses. Elle va s’en remettre à ce que les autres vont penser ou vouloir, car cela aura toujours plus de valeur que ce qu’elle peut penser. Elle risque d’ailleurs d’entretenir davantage de motivation externe, car pour faire les choses pour soi il faut d’abord se reconnaitre. Cet élément est difficile pour elle. Alors elle va se fondre au modèle présenté par les autres personnes. De fait, également ses relations aux autres seront davantage superficielles ou teintées d’un sentiment de victime. Soit la personne préfèrera ne pas parler d’elle et se concentrera sur les petites choses sans importance, soit elle aura besoin de se convaincre qu’elle n’est pas si mauvaise par la confirmation d’autrui. Elle aura donc besoin de se faire bien voir pour se sentir appréciée.

Avantages : Au travail, la personne va facilement suivre un projet où il y a déjà un leader déterminé. Elle sait qu’elle a les compétences pour faire avancer un projet. Elle est aussi en mesure de se fier et de demander de l’aide aux autres au besoin.

Désavantages : on peut difficilement lui demander son opinion, cela risque de la rendre très inconfortable. En fait la personne sera peu accessible. Dans cette situation, elle a l’impression que c’est toute sa personne qui est remise en question. Elle ne peut pas s’y fier. Elle préfère s’en remettre à l’opinion des autres. Elle aura aussi du mal à choisir ce qui est le mieux pour elle pour son propre développement. Cependant, ce qui convient aux autres n’est pas forcément ce qui lui conviendrait à elle-même. Une insatisfaction va s’installer, car elle aura peu l’impression de se développer du fait de suivre plutôt les autres personnes.

CHAT

Dans cette situation, c’est la relation aux autres qui est difficile, sans pour autant se sentir mal avec soi-même. Les évènements ont probablement laissé comprendre qu’on ne pouvait se fier à personne ! Dans un tel cas, il vaut mieux être davantage solitaire, surtout quand on peut avoir confiance en ses propres compétences. Alors on sait qu’on saura se débrouiller seul(e). Cette personne peut envisager son travail comme un moyen d’acquérir des compétences supérieures, comme moyen de se développer. Elle va moins penser à faire les choses pour les autres, ce qui ne l’empêchera pas de faire les choses parce qu’on lui a demandé. Ses relations à l’autre ne sont pas coupées. Par contre, elles sont dirigées pour répondre aux besoins de manière objective, ou pour rester sur des échanges de surface et fonctionnels afin de faire avancer le travail. Elle peut très bien être d’accord pour recevoir, mais de son côté elle ne se commettra pas. La personne va parler aux autres uniquement de ce qui l’intéresse, sachant que cela ne lui demandera pas d’avoir confiance en autrui et de l’impliquer. En somme, la personne n’implique pas l’autre dans sa relation. Elle contrôle la relation à l’autre à sa manière, c’est elle qui tient les rênes de la relation.

Avantages : C’est idéal pour démarrer un projet complexe en solitaire. Dans des emplois où le contact avec les autres est minimal ou ne nécessite pas des échanges sociaux importants, la personne s’en sort très bien. À tout le moins, si les échanges sont formels, pour le bien du projet, ça va, du moment qu’on n’a pas à faire plus et qu’on peut contrôler les choses.

Désavantages : la personne se sent bien seule ! Puisque personne n’est fiable ou suffisamment valable, toute relation sera de surface, fonctionnelle, pour les besoins des projets divers. Il y a même un risque à user d'une certaine condescendance, ce qui risque d'éloigner encore plus les autres. Dans cette situation la personne a probablement aussi l’impression de devoir tout le temps se débrouiller seule, ce qui est bien fatigant et frustrant à la longue.

KOALA

Dans cette situation, la personne ne se sent pas compétente, ou ne trouve pas es compétences suffisamment importantes, tout en conservant une bonne confiance en elle et en autrui. Ses compétences sont limitées ou sans valeur. Il est probable que les évènements difficiles ont mis en doute ses compétences fonctionnelles, ce qui peut la paralyser lorsque vient le temps d’agir. Dans ce cas de figure, il est important pour la personne de faire les choses parce qu’elle peut y grandir. Ses motivations peuvent être tournées pour répondre à ses besoins. Cela est d’autant plus important que sa perception de compétences est limitée. Cela va l’amener à considérer de beaucoup les possibilités au travail, en fonction de ses limites perçues.

Avantages : dans cette situation, la personne peut être de très bon conseil à partir d’un domaine très précis où elle garde son sentiment d’expertise. Ses compétences perçues sont très limitées, elle va investir sur ce qu’elle fait de mieux, d’autant qu’elle a une belle perception d’elle-même, non mise en danger par ce qui peut arriver et sa relation aux autres n’est pas non plus compromise. Un emploi de conseiller pourrait lui convenir si tant est qu’elle puisse laisser d’autres mettre en action ses idées personnelles dès l’instant où elle sent que ses compétences sont insuffisantes.

Désavantages : lorsque vient le temps d’agir, la personne risque de figer, par manque de confiance en ses propres compétences fonctionnelles, ce qui peut ralentir un projet d’équipe par exemple et frustrer bien des collègues. On comprend difficilement qu’une personne puisse être à l’aise sans pouvoir se mettre en action. Comme la personne ne se fie pas à ses compétences elle risque d’être dans la pensée magique de suivre ce qui lui correspond intérieurement et de flotter sur la réalité objective sans pouvoir réussir à s’activer.

FAUCON

Dans cette situation, la personne n’a confiance qu’en ses compétences fonctionnelles. Elle vit davantage sur un mode de survie. Elle a très peu d'intérêt pour elle-même et pour les autres. Elle va miser sur ses compétences et sera donc très objective et brusque. Elle sera aussi très insatisfaite, car elle va faire les choses plus par obligation ou pour prouver qu’elle en est capable que pour y grandir. Ses motivations sont avant tout externes et sa relation aux autres sera fonctionnelle, en fonction de ce qui doit être fait objectivement.

Les avantages : on peut compter sur une telle personne pour mener à bien un projet en solitaire où elle détient de bonnes compétences, car elle va miser là-dessus bien plus que sur tout le reste. En plus elle va se faire un devoir d’exceller. C’est la personne idéale pour trouver des solutions à des situations impossibles.

Les désavantages : la personne donne beaucoup sur le plan comportemental, mais sans pourtant en apprécier la saveur. Se méfiant des autres et d’elle-même, elle agit un peu comme un robot qui remplit la tâche, mais n’est pas en mesure d’y mettre sa saveur personnelle. Les relations aux autres peuvent être plus froides et difficiles, car la méfiance est de mise. Bien qu’elle ait les compétences, elle peut s’auto évaluer négativement et diminuer ses atouts. Elle risque de toujours chercher la perfection, car sa valeur personnelle est fragile. Ses actions ne combleront donc pas sa perception d’elle-même. Ce ne sera jamais suffisant.

CHIEN

Dans cette situation, la personne se réfère peu à elle-même et à ses compétences fonctionnelles. L'isolement est trop difficile à supporter. Même si les autres sont désagréables ou agressant, cela vaut mieux que d'être seul(e). La personne ne se sent pas capable ou en mesure d'assumer seule les choses. Sa perception d'elle-même et de ses compétences est si compromise qu'il lui faut absolument s'attacher aux autres au risque d'y être un peu trop collé(e) et ou de s'y abimer. Ses motivations seront mitigées. Elle a besoin de l’approbation des autres pour valider ses actions.

Les avantages : La personne va bien rentrer en relation avec les autres et y sera enjouée. Elle pourrait se sentir à l’aise dans le service à la clientèle dès l’instant où elle ne doit pas en plus faire la gestion de dossiers nécessitant des compétences qu’elle juge ne pas avoir. La personne est très à l’aise avec les autres.

Les inconvénients : La relation à autrui est une bouée de sauvetage et peut prendre des proportions dérangeantes pour les autres, d’autant que sa relation à elle-même n’est pas très bonne. Elle risque de déverser facilement ses sensations et de se comporter en victime. Cela risque de se retourner contre elle, car il arrivera que des gens vont tenter de l’éviter pour ne pas se sentir trop accaparés par des besoins qu’ils ne peuvent combler. De plus, elle pourrait choisir des emplois bien en deçà de sa compétence réelle tellement elle n’est pas certaine et d’elle-même et de ses compétences.

PAON

Dans cette situation, la personne ne mise pas sur ses compétences fonctionnelles et sa relation aux autres est également sous investie ou non valorisante. Il est probable qu’elle ait vécu des évènements qui ont remis en question ses compétences et qui impliquaient des personnes. Il se peut aussi qu'elle ait été valorisée exclusivement sur son estime d'elle-même.

Ce genre de personne va se concentrer sur ce qui lui permet de valider sa perception intra personnelle des choses, et pourra donc avoir des motivations internes. Par contre elle aura beaucoup plus de mal à faire des actions pour le plaisir de le faire en rapport avec autrui. Il faut surtout que cela la rejoigne d’abord dans la mesure où elle sent que ses compétences ne sont pas utiles et que les autres ont leurs propres intérêts. Elle risque de surinvestir sa personne sans se protéger suffisamment, car c'est en s'impliquant elle-même qu'elle se sent le plus nourrie.

Les avantages : Ce type de personnes pourrait s’investir dans des projets de type humanitaire qui la valorisent comme personne, mais où elle ne parvient pourtant pas à se satisfaire de ses compétences fonctionnelles, se confinant alors dans un répertoire d’actions bien connues et cherchant la valorisation de sa personne.

Les désavantages : Le manque de confiance ou d'intérêt en autrui l’empêche d’avoir des relations profondes. Au bout d’un certain temps les personnes environnantes pourraient se rendre compte que ses actions sont tournées vers elle-même et la prendre pour une personne narcissique, centrée sur elle-même, peu capable de se mettre en relation avec les autres. En fait, ce genre de personne a besoin d’être rassurée quant à l'importance de ses compétences et au fait que la sociabilité a ses atouts. Elle risque de miser beaucoup plus sur sa perception d’elle-même, elle n’évalue pas ses compétences comme valables ou importantes pour se faire valoir.

CHRYSALIDE

Dans ce style de fonctionnement, les trois sphères importantes pour se maintenir et récupérer adéquatement ont été atteintes. La personne se sent plus ou moins décalée d’elle-même selon le degré d’atteinte. Elle n’a plus grand-chose à quoi se rattacher. Dans les situations les plus sévères, elle ne parvient même plus à trouver une motivation même externe pour faire fonctionner le système. Elle devient comme décrochée.

Les avantages : La personne peut développer une capacité d’évaluation des situations exceptionnelle. Rien ne va lui échapper. Elle se sent en danger sur tous les plans. Elle est extrêmement alerte. Elle ferait un bon détective si elle avait le moindrement confiance en elle-même tellement elle repère facilement le moindre indice potentiellement douloureux pour elle. De plus, tout est à apprendre. Elle n’est plus cristallisée dans les habitudes et peut découvrir de nouvelles choses. Elle est à l’état où tout est possible.

Les désavantages : La personne ne fait plus confiance à personne, y compris elle. Elle n’est pas non plus en mesure d’évaluer positivement les moindres de ses ressources personnelles. S’il lui en reste, l’autosabotage l’empêche de les utiliser. Tout fait tellement mal qu’il vaut mieux ne rien utiliser, ne communiquer son vécu à qui que ce soit. Éventuellement même il vaut mieux ne rien sentir. Elle n’est pas non plus en mesure de recevoir l’aide de qui que ce soit, car la méfiance est telle que la moindre offre sera une agression pour elle. Sa souffrance est très importante. Sa méfiance atteint des sommets. Ses mécanismes de défense seront sur utilisés. Elle a besoin d’un environnement rassurant et sécuritaire pour recouvrer ses capacités. Autrement, cette mise à nue laisse trop de place à l’invasion potentielle.

Il faudra alors prendre le temps de travailler sur chacune de ces trois sphères pour permettre à la personne de se reconstruire.

CARDINAL

Dans cette situation, la personne a accès à toutes ses ressources. Il se peut qu’il y ait quelques blessures, mais sans affectation profonde. La personne est parvenue à grandir de la situation qui l’a assaillie. C’est le but visé par la résilience. Le plaisir sera au rendez-vous.

Caractéristiques de profil de résilience