Ville Mont-Royal, info@resileste.com

© 2017 par Corinne Zacharyas, Ph.D.

  • Facebook Social Icon
  • Twitter Icône sociale
  • LinkedIn Social Icône
  • YouTube Social  Icon

Il y a trois zones importantes à considérer lorsqu’on envisage la résilience :

  • La relation à soi

  • La relation à l’autre

  • La relation à ses compétences

 

En termes de relation à soi et à l’autre, il y a un chevauchement entre les deux. En effet, si la manière de se percevoir est négative, peu valorisée, la personne ne va pas investir sa personne dans la relation à l’autre et davantage avoir des relations de surface où son être intérieur sera à préserver. En général on n’a pas envie que les autres perçoivent la dévalorisation de soi-même. Mais il se peut aussi, à contrario que la personne ait besoin de se rassurer sur ce qu’elle est et représente. Elle n’est pas forcément certaine de sa valeur (relation à soi déficiente), mais a besoin de se faire confirmer qu’elle est bien tout de même. Elle va alors se poser davantage en victime et s’engager personnellement dans la relation à l’autre, mais pour aller y chercher la valorisation dont elle a besoin. Elle sera alors soit solitaire, soit très attachée aux autres, mais ce sera toujours à partir d’une relation déficiente avec soi-même.

Perception de soi déficiente. Pas de confiance en soi, en ce qu'on est, en sa personne. Peu de valeur personnelle. Isolement à l'autre. Attachement augmenté à l'autre. Coupure des liens. Pas d'implication personnelle.

Dans la relation à l’autre, on trouve également tout ce qui concerne la confiance en l’autre, jusqu’à quel point on lui confie ou pas des choses, de soi ou de ses intérêts. On peut avoir confiance en l’autre sans avoir confiance en soi et inversement, avoir confiance en soi sans avoir confiance en l’autre. Donc tout dépend de comment la personne se perçoit, comment elle a besoin de se rassurer et comment elle perçoit l’autre. Là encore, deux cas de figure se présentent. La personne peut couper totalement les liens avec l'autre et s'isoler totalement. Elle ne donne pas d'elle-même et n'en accepte pas non plus en retour. Par contre elle peut décider d'avoir une relation où elle ne donne pas d'elle-même, ses relations sont de surface. En retour elle sélectionne ce que l'autre donne qui lui convient. Dans cette perspective, elle gère et contrôle ce qu'elle donne et reçoit en fonction de sa propre capacité à supporter le lien et les attentions des autres.

Perception de l'autre déficiente. Peu de confiance en l'autre. Coupure de lien. Isolement. Ne donne rien. Reçois sans s'impliquer.

S’ajoute également le type de motivation entretenue par la personne pour pouvoir vivre du bien-être et avoir une bonne santé psychologique. Cette motivation de type externe ou interne se divise aussi selon les zones de la personne. Une motivation plus autodéterminée va caractériser le fait d’être en mesure de bien se percevoir pour pouvoir avoir une idée de ce qui est bon pour soi et son développement. Par exemple, on va accepter de faire quelque chose parce qu’on sait que c’est bon pour son développement. Une motivation plus externe va se caractériser par des comportements reliés à la demande externe. Par exemple faire les choses parce qu’on nous le demande. On se sent obligé de faire ce qu’on nous demande. Les deux types de motivation sont importants et bien balancés chez une personne qui a une belle relation à soi, est en mesure d’avoir une relation à l’autre saine et une belle perception de ses compétences. Pourquoi s’y intéresser ? Parce qu’elle est relativement facile à repérer et donne des pistes de réflexion supplémentaires.

Le tout (relation à soi, à l’autre, à ses compétences, type de motivation entretenue) va permettre une bonne adaptation de la personne, autant interne qu’externe.

 

Les différents évènements douloureux vont attaquer ces trois zones importantes, doucement, une à la fois. Tranquillement la personne se déstructure et arrive un jour qu’elle ne fonctionne plus.

On peut les représenter selon ce schéma.

Schéma de résiliene. Soi, les autres, compétevnces. Capacités inter personnelles. Capacités intra personnelles. Motivations externes. Motivation autodéterminée, motivation autonome. Adaptation externe. Adaptation interne.

Les zones impliquées dans la résilience