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Au delà du sensationnalisme

Dernière mise à jour : 5 févr. 2021


L’humain aime le sensationnalisme et s’accroche sur certaines informations au détriment d’autres. Voici quelques chiffres qui peuvent donner froid dans le dos.


Toutes les 5 secondes, il meurt un enfant de moins de 15 ans dans le monde… et donc 12 chaque minute ! Ça veut dire 17 280 enfants par jour, et donc plus de 6 307 200 par année !

815 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde selon les rapports de l’OMS. En 2015, 9 millions de personnes sont mortes à cause de la malnutrition. Chaque année plus de 3 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent de malnutrition.

En ce moment, mars 2020, temps de la #pandémie du #COVID-19 ou coronavirus, environ 12 000 personnes sont mortes depuis 3 mois. Tout le monde a #peur


Chose intéressante, il meurt bien plus de monde de toutes sortes d’autres choses que d’un virus. Cela ne veut pas dire que ce ne soit pas important et qu’il ne faille rien faire, mais tant que ça ne touche pas l’individualité, ce n’est pas très important. Les gens continuent leur vie insouciante.


Les gros bouleversements du moment sont le résultat de l’insouciance, de l’inconscience et de l’avidité, associées à une certaine avarice. Le grand problème de l’épidémie est la nouveauté et donc évidemment que cela touchera plus de monde. Il est évident que dans la mesure où l’on tente de surprotéger de tout, de la moindre blessure de nos enfants, de la moindre idée d’enlèvement et autre agression de nos progénitures, nous ayons cette tendance à vouloir nous protéger de l’étranger indésirable virus. C’est normal.


Pourtant, autant il est important de comprendre le mécanisme de ce virus, autant il est important de renforcer le terrain, plutôt que de se contenter d’éradiquer l’ennemi, comme on le fait d’ailleurs à coup de bombe d’un pays à l’autre. On agit de la même manière avec le virus. Pourtant, après lui un autre ! En renforçant le terrain, on est moins susceptible d’être anéanti… mais on persiste à attendre que nos forces armées (médicales) tuent les gros méchants pour nous protéger, pauvres sujets que nous sommes.


Pourquoi ne sommes-nous pas outrés de voir tant de morts parmi ceux qui tentent de sauver leur peau en fuyant les guerres et qui meurent noyés durant les traversés épiques et ultra dangereuses, gérées par des humains malveillants, issus pourtant de la même race que ceux qui cherchent à rester en vie ?


Pourquoi ne sommes-nous pas outrés de tous ces civils qui meurent sous les bombardements décidés par les dirigeants bien installés dans leur fauteuil en toute sécurité pour contrôler le pétrole ou toute autre matière de valeur ?


Pourquoi ne sommes-nous pas outrés de tous ces gens qui enfin en sol sécuritaire, dans ces fameux pays industrialisés et en paix, sont exploités, sous esclavage, gardés dans leur statut d’immigrant illégal et forcés de travailler tout en étant mal nourris et mal traités ?


Pourquoi ne sommes-nous pas outrés de tous ces enfants battus et/ou négligés jour après jour, ici comme ailleurs ?


Pourquoi ne sommes-nous pas outrés qu’un pourcentage infime d’humains détienne 90% des richesses au détriment des plus démunis ?


Pourquoi avoir de tels comportements d’incivilités dans les grandes surfaces, pour pouvoir se procurer… du papier toilette ? Et pourquoi acheter du Purel à 100$ sur internet ?


Pourquoi, donc ????? Tant que notre petite liberté n’est pas touchée, on s’insurge quelque peu, quelques jours, faut bien avoir l’air de réagir ! Oui on est outrés, me direz-vous. Oui, mais ensuite ? Ça ne sert pas à grand-chose d’être outré et de rester inactif. Souvenez-vous d’Aylan, ce petit garçon mort sur une plage après la traversée funeste. La photo a fait le tour de la planète, puis… puis rien ! Puis on continue son train-train quotidien. Ce n’est tout de même pas de notre faute si d’autres sont si mal chanceux ! Vraiment ? Sans qu’on puisse y aller d’une cause à effet, ne contribuons-nous pas, chacun d’entre nous, à ces aberrations ?